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blog d'actualités générales; informations socio-économiques et culturelles, environnement, santé, politique

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Joseph Delvordre, un vieux missionnaire à l’esprit jeune

Arrivé en RDC en décembre 1968, Joseph Delvordre, prêtre missionnaire assomptionniste, est un amoureux des médias, toujours à la pointe des nouvelles technologies. Malgré son âge avancé, il fourmille de nouveaux projets. Né en France en 1931, Joseph Delvordre vit en RDC de¬puis 44 ans. Fils de forgeron, il a appris à travailler dur pour vivre dignement et sans plainte.

Déjà en¬fant, il s’intéresse à la vie religieuse. “A côté de notre mai¬son fonctionnait une école des Frères du Sacré-Coeur. Ils étaient, joyeux et travaillaient en équipe. Je crois que ma vocation est partie de cette admiration”, se rappelle-t-il. Il fait ses premiers pas chez les pères assomptionnistes dans un château isolé vers Montreuil sur mer. La vie n’y était pas facile à l’époque. Le désir de servir en Afrique a peu à peu hanté son esprit.Capture-copie-2.JPG


Militaire d’abord puis prêtre
En 1954, les règles de l’Etat obligent le jeune Joseph Del¬vordre à faire son service militaire.“J’apprends alors le pilo¬tage des EBR (Engins Blindés Reconnaissance) pas pour tuer bien sûr mais répondre aux normes de l’Etat. J’apprends aussi la radiotélégraphie”, explique-t-il. Le régiment dans lequel il est enrôlé est ensuite muté en Algérie. Il passe par Rome où il est ordonné prêtre en décembre 1959. Là, il rencontre alors le jeune Evêque Monseigneur Kataliko Em¬manuel. Ce dernier le sollicitera quelques années pour une mission en diocèse de Butembo Beni, offre qu’il accepte avec plaisir.
A Butembo, Joseph Delvordre s’installe à la paroisse de Ki¬tatumba. De sa passion de missionnaire, il visite les villa¬ges et se rend rapidement compte que les habitants de la contrée sont de fervents croyants. Il brave les sentiers des villages, à pied ou en mobylette, rencontrant des villageois épris de connaître Dieu. Dans les plantations abandonnées quelques années plus tôt par des Belges, il milite, avec l’aide des villageois, pour la construction des chapelles. “Ce missionnaire a beaucoup contribué à l’évolution de no¬tre diocèse”, reconnaît Florent Kitwe, ancien de la paroisse Regina pacis de Maboya sur la route Butembo-Beni.


Passionné des médias
Partant de sa formation en radiotélégraphie, le père Joseph Delvordre aime les médias et il en a fait une passion. Il passe la plupart de son temps à suivre la radio ou connecté à l’internet dans sa chambre qui jouxte le studio de la ra¬dio Moto. Dès son arrivée au diocèse de Butembo-Beni, il s’y est lancé. “J’ai initié un journal dénommé Erithumo (La lance) pour essayer de créer une interconnexion entre les paroissiens et les prêtres”. Plus tard, il lancera la première radio Communautaire confessionnelle catholique dans le village de Mbau à quelques kilomètres de Beni. “La partie du grand nord de la province n’avait aucun moyen de com¬munication. Les initiatives de ce missionnaire nous ont permis de connaître la puissance des médias”, témoigne le père Muhindo Baudouin, directeur du Centre de Formation en Informatique de l’Assomption ; une autre initiative du père Joseph Delvordre où les jeunes apprennent à se servir des ordinateurs.
Toujours en surplis bleu, une démarche calme, le père Jo¬seph aime le travail bien fait. Il déteste le tripotage. Très simple avec sa barbiche blanche, il est fan des nouvelles technologies de l’information et de la communication mal¬gré son âge avancé. Il a même donné son nom au cyber café qu’il a lui-même créé. “Il a une obsession pour l’or¬dre. Il passe son temps à ranger les disques, à annoter les revues et les journaux. Il déteste le bruit et aime prodi¬guer des sages conseils”, témoigne Neema Kake agent au cybercafé Delvo. Actuellement, le père Delvordre travaille sur un vaste projet de courant électrique solaire. Il rêve de l’achever pour résoudre le problème récurrent du manque d’électricité dans la région. “Ensuite viendra la télévision” espère-t-il, souriant.
Mbusa Kayithula Jean de Dieu

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